La petite couturière du Titanic, de Kate Alcott (1/5)

Titre : La petite couturière du Titanic
Auteur : Kate Alcott
Éditeur : Archipoche
Date de publication : 06 novembre 2019
Nombre de pages : 445

De quoi ça parle ?

Depuis qu’elle est en âge de tenir une aiguille, Tess Collins apprend la couture auprès de sa mère. Elle est si douée qu’elle rêve de pouvoir se faire un nom dans la mode. Mais venant d’un milieu modeste, elle est envoyée chez une riche famille pour travailler comme domestique et, malheureusement, ses talents de couturière ne sont pas exploités.
Nous sommes en avril 1912 à Cherbourg, et le Titanic va bientôt larguer les amarres… Sur un coup de tête, Tess décide de tout quitter, voyant dans le paquebot un moyen de démarrer une nouvelle vie et réaliser son rêve. Et la chance lui sourit : sur le quai, elle se fait engager par Lucy Duff Gordon, une grande styliste. Les premiers jours sur le bateau sont idylliques : elle rencontre du beau monde, dont deux hommes charmants et des femmes portants de belles toilettes, de potentielles futures clientes. Mais le paquebot vogue vers le destin tragique qu’on lui connaît. Les plans de Tess sont-ils toujours réalisables après le naufrage ?

Ce que j’en ai pensé…

Ce livre avait l’air prometteur : une héroïne talentueuse, le monde de la haute couture, les années folles et le Titanic ! Mais pour moi c’est une vraie déception, je vous explique pourquoi…

  • Tess et la couture ne sont qu’un prétexte pour raconter une autre histoire : celle de Lucy Duff Gordon, qui a réellement existé. Le livre revient sur l’enquête qui a suivi le drame, sur l’audition des rescapés et sur le scandale autour des Duff Gordon… Eh oui, durant le naufrage, ils auraient utilisé leur fortune pour monter dans un canot et soudoyer des marins pour ne pas retourner chercher des passagers plongés dans l’eau glaciale. Au final, leur embarcation ne contenait que 12 personnes (au lieu de 60). Alors certes j’ai découvert une facette de l’histoire du Titanic que je connaissais pas (l’autrice s’est basée sur des archives historiques, donc on peut compter sur la justesse des informations) mais je me sens trompée sur le contenu du livre… Les thèmes vendus par le pitch, comme la mode ou la vie à bord Titanic, sont en filigrane, très peu exploités. En 100 pages, le bateau a déjà sombré, et il reste encore 350 pages à lire…
  • Autre point négatif : le style d’écriture, que j’ai trouvé passable. Le récit du naufrage est bâclé, sans émotion. Les personnages sont creux. Le triangle amoureux n’est pas palpitant. Pire encore, l’héroïne n’est pas réaliste, car normalement en 1912, il existe encore une conscience de classe : les gens qui travaillent pour les nobles ont des valeurs « ouvrières », comme dans Downtown Abbey. Mais là non, Tess est vide, sans conscience du milieu d’où elle vient, sans volonté de se battre pour défendre les siens. Pourtant, ça aurait été pertinent, puisque le livre met l’accent sur la différence de classe, sur les riches qui sont toujours avantagés par rapport aux pauvres, même face à la mort. C’est dommage !

Pour ma part, ça n’a donc pas été une lecture plaisir. Mais comme tous les goûts sont dans la nature, peut-être qu’il saura trouver un lectorat enthousiaste ? Et vous, vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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